Vie d’infirmière: Vivre un diagnostic pour mieux le comprendre

12 avril 2022


Prenato souhaite reconnaître la force de son équipe en mettant en lumière son équipe en soins infirmiers. Au-delà de l’infirmière, il y a la femme et la mère. Des expériences qui permettent d’affirmer que des perles sont proposées aux femmes enceintes qui visitent nos cliniques. Aujourd’hui, c’est l’histoire de notre infirmière clinicienne Catherine et celle de Sacha, son étoile filante.

 

Une quatrième grossesse à 36 ans

Catherine est la maman de 5 enfants allant de 9 à 20 ans. Parmi ceux-ci, il y a Sacha qui aurait célébré son 10e anniversaire cette année, sa quatrième grossesse. Infirmière en néonatalogie pendant 25 ans, dont 16 ans au Centre mère enfant soleil du CHU de Québec, elle avait l’habitude de côtoyer des diagnostics graves. Enceinte d’environ 11 semaines de son quatrième bébé, elle aura la charge d’un petit garçon atteint de trisomie 21. À 36 ans, elle sent que cette grossesse est différente. Un feeling que seul une mère peut comprendre. Infirmière d’expérience, elle connaît trop bien les risques des grossesses après 35 ans et ne peut s’empêcher de penser aux pires scénarios. Elle s’installe tendrement pour bercer son petit patient. Appuyé contre son ventre qui commence à s’arrondir, Catherine cajole son minuscule patient et ne peut s’empêcher d’éclater en sanglots au milieu de la pouponnière. L’impression que la vie venait de lui envoyer un signe.

 

L’échographie qui change sa grossesse

C’est à 12 semaines que Catherine se présente finalement en échographie avec un nœud dans l’estomac. Ayant réalisé plusieurs échographies pour ses autres grossesses, elle ne se sent pas aussi fébrile qu’à l’habitude. Elle est plutôt inquiète sans raison apparente. Après quelques minutes silencieuses et en voyant les images défilées, elle est frappée de plein fouet. Son précieux petit amour a des malformations aux bras, au cœur et une clarté nucale plus épaisse que la normale. C’est le choc. De chaudes larmes se mettent à couler sur ses joues et la nausée lui serre la gorge. La technologue en imagerie lui parle, mais elle n’entend qu’un long bourdonnement et le son des battements de son cœur. Son intuition avait raison, mais pourquoi elle?

 

 

D’infirmière à patiente

Les étapes s’enchainent et le calme est devenu tempête. Catherine doit réaliser une biopsie des villosités choriales à l’hôpital Sainte-Justine afin pouvoir savoir ce qui se passe avec son précieux bébé. L’attente semble interminable et les journées d’angoisse l’empêchent de penser à quoique ce soit d’autre. Les mains contre la chaleur de son ventre, elle passe des pleurs à l’incompréhension plusieurs fois par jour. Elle se surprend même parfois à espérer certains diagnostics qui l’aideraient à ne pas avoir à prendre de décisions comme c’est le cas d’une trisomie 13 ou 18 qui viennent avec un bébé non viable. D’un côté ses pensées d’infirmière, de l’autre son cœur de mère qui ne supporte pas l’idée de dire adieu à son enfant.

 

Le diagnostic: Trisomie 18

Le téléphone sonne, son cœur se serre. Elle sait que cet appel changera le courant de sa grossesse et même de sa vie. Elle a hâte de savoir, mais est à la fois apeurée. L’annonce est formelle, son bébé est un garçon et est atteint d’une trisomie 18. L’infirmière sait que c’est une finalité, que son bébé ne peut survivre. En couple, ils choisissent d’opter pour l’interruption de grossesse. Encore à ce jour, Catherine repense à cette période de sa vie avec le regret de ne pas avoir tenu son bébé dans ses bras. De ne pas avoir accompagné son fils jusqu’à la fin de sa route. Elle aurait aimé le bercer, le cajoler et le laisser partir dans la chaleur de ses bras. Elle est rentrée à la maison, le ventre vide et le cœur en miette. Elle devait être forte pour ses 3 autres enfants même si elle venait de vivre la pire journée de sa vie.

 

Afin de partager le deuil, ce sont les enfants de Catherine qui ont trouvé le prénom de leur frère : «Maman, notre bébé va s’appeler Sacha!»

 

La vie après un deuil périnatal

C’est désormais à l’aide d’une boîte à souvenirs que Catherine se remémore son Sacha. Des photographies, des images d’échographie, un signet marquant sa présence et différents souvenirs de son court passage. Encore aujourd’hui, 10 ans plus tard, la douleur revient parfois et la frappe par vague. Le pire? Le silence des autres. Le silence des gens qui ne savent pas quoi dire, quoi faire ou de ceux qui font comme si Sacha n’avait jamais existé. Pourtant son cœur de maman ressent toujours sa présence. Il est bien réel.

 

 

Se demandant longtemps pourquoi elle devait vivre ça, Catherine a finalement trouvé sa réponse auprès de ses patients. Devant des futurs parents qui vivent le pire jour de leur vie. Devant la douleur d’un diagnostic prénatal malheureux. À travers sa carrière, Catherine a accompagné plusieurs bébés et leur famille en soins palliatifs. Lui permettant de se remémorer Sacha et de contribuer à aider les autres.

 

Catherine est une de nos perles chez Prenato de la ville de Québec. Son vécu, son écoute et son empathie font d’elle une infirmière présente et rassurante. Elle est la preuve qu’il y a une vie après le deuil périnatal.

 

Sacha, nous te promettons d’honorer ta présence invisible. Nous te remercions d’avoir mis Catherine sur la route de nombreux parents qui en avaient besoin.

 

 

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